cecile-guicheteau

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Mot du président du Salon des arts

Née le 16 août 1974 à Cholet dans le Maine et Loire,

 

BAC de lettres et faculté de langues étrangères appliquées, il est temps de passer aux choses sérieuses !

 

Suivent trois années de formation en arts appliqués à l’école Pivaut de Nantes.

 

L’artiste besogne, observe, en plein devenir, Cécile Guicheteau est frappée d’une première révélation. Le mouvement et surtout l’osmose harmonieuse des couleurs bien nées. Quand la compréhension, l’application et la chimie se mettent au service de l’artiste…la perfection d’un pigment à fleur de peau.

 

  

Elle vocalise sa vie professionnelle dans le monde du spectacle, d’abord dans le théâtre en travaillant comme décoratrice sur diverses pièces dans la région du Maine et Loire, puis s’expatrie à Paris afin de perfectionner sa formation de base. Trois années pendant lesquelles elle assure la décoration et les accessoires pour les plateaux de télévision (« les Robins des bois », « Nulle part ailleurs », « Canal + » et la chaîne « Comédie »

 

Trop de décors imposés, trop de maîtrise, trop de pulsions contrôlées, l’artiste s’envole. Ces personnages s’inclinent, et baissent la tête, avec mélancolie en signe de respect à la création.

 

En 2000, elle collabore avec une galerie parisienne (art up déco) puis en 2003

« Art génération ».

 

Suivent de nombreuses expositions en province. «Primavera », jardin de verre…

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En 2004, nouveau décollage. Le gigantisme, la démesure  toile tendue de  35m2 !!! :

 

"La légitime démence de la tarentelle", la bien nommée, aura nécessité pas moins de 700 heures de travail, 15 litres de blanc de titane, 45 litres d'acrylique aux couleurs les plus vives et 12 litres de vernis celluloïd. Le gigantisme (35 m2) de cette fresque va de pair avec le thème ubuesque de son inspiration : le cirque, fête du rire et de la couleur, de l'exploit et de l'adresse, de l'absurde et du grotesque, de la joie de vivre tout simplement.

 

Cécile Guicheteau nous emporte dans sa fougue avec une sensualité et sensibilité extrême. L’homme, et la femme sont souvent confondus, qu’importe l’identité, c’est l’émotion et l’être qui nous intéressent …

 

En 2006 notre professeur d’arts plastiques mobilise quelques apprentis soudeurs pour réaliser un Don quichotte et son Rossinante, grandeur nature. Le saut est réussi, l’animal est dompté et obtient le prix Fernand Dupré 2006 au salon des arts de Cholet, en sculpture. L’œuvre est exposée et veille en permanence sur nos citadins depuis le hall de la mairie.

 

La démesure est à nouveau contrôlée, voire possédée mais cette fois-ci en volume !!!

 

Quand la poésie invite  la peinture ; Révélation confirmée pour l’artiste. Baudelaire sera sa principale  source d’inspiration ! Corps et âmes investis dans cette œuvre, deux ans de complicité, de plénitude, d’acharnement, et d’opposition. La vie est un engagement. L’artiste a bien compris que pour honorer l’auteur, à juste titre, l’implication devra être totale. L’envoûtement  ne laisse personne sans émotions. Chaque tableau nous transporte avec vérité dans la magie de Baudelaire. Merci l’artiste ! Quel Hommage !!!

 

Philippe Brémond

Président du salon des arts de Cholet



03/12/2013
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